Empfehlungen zu KI im europäischen Gesundheitswesen
Actualités
Competence Readtime1 min
28. octobre 2026

Académie Suisse des Sciences médicales (ASSM)

Digitalisation

Recommandations pour l’utilisation de l’IA dans le système de santé européen

L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus utilisée dans le domaine de la santé. Comment garantir qu’elle profite aux patient·e·s tout en assurant une utilisation sûre, transparente et équitable? Un nouveau rapport formule des recommandations pour une utilisation responsable de l’IA dans le secteur de la santé.

Un récent rapport du Conseil consultatif scientifique des académies européennes (EASAC) et de la Fédération européenne des académies de médecine (FEAM) préconise d’évaluer l’intelligence artificielle (IA) selon les mêmes critères que toute autre intervention dans le domaine de la santé: ses bénéfices doivent être démontrés, ses risques identifiés et ses performances évaluées en continu.

Le rapport formule dix recommandations stratégiques à l’intention des responsables politiques afin de favoriser une intégration responsable des systèmes d’IA dans le domaine de la santé.

1. Instaurer une évaluation rigoureuse de la valeur ajoutée de l’IA dans le domaine de la santé. Imposer une évaluation transparente des bénéfices nets de l’IA (résultats cliniques, sécurité des patient·e·s, sûreté, équité, qualité de vie et rapport coût-efficacité) avant et après son déploiement.

2. Élaborer des lignes directrices complètes pour une utilisation responsable de l’IA. Définir des lignes directrices à l’échelle européenne couvrant la qualité méthodologique, les biais, la validité externe, le rapport coût-efficacité et les répercussions environnementales.

3. Élargir les principes éthiques aux dimensions sociétales et à long terme. Actualiser les cadres éthiques afin de prendre en compte les conséquences sociétales, les responsabilités institutionnelles, les répercussions mondiales ainsi que les effets à long terme, notamment intergénérationnels.

4. Relever les défis liés à la mise en œuvre de l’IA. Investir dans des infrastructures interopérables, harmoniser les réglementations entre les États membres, former le personnel et faciliter l’intégration de l’IA dans les processus de travail, en accordant une attention particulière à la facilité d’utilisation et à la sécurité des patient·e·s.

5. Faire évoluer l’IA vers un système de santé apprenant. Favoriser le développement de plateformes de données sécurisées, de mécanismes de retour d’information et de processus d’amélioration continue et adaptative, grâce à une gouvernance garantissant la transparence, la responsabilité et la confiance.

6. Promouvoir l’interopérabilité et les écosystèmes de partage des données. Encourager la création d’écosystèmes transfrontaliers de partage des données, fondés sur des normes communes, des garanties strictes en matière de protection des données et une gouvernance clairement définie.

7. Investir dans la formation initiale, la formation continue et la sensibilisation à l’IA dans le domaine de la santé. Financer des formations interdisciplinaires et des programmes de perfectionnement professionnel continu destinés aux professionnel·le·s de la santé, aux développeur·euse·s et aux décideur·euse·s, afin de renforcer leurs compétences et de garantir une utilisation responsable de l’IA.

8. Associer les parties prenantes et préserver la confiance du public. Imposer une conception participative des systèmes d’IA, une communication claire et une information transparente sur leur utilisation, ainsi que des voies de recours accessibles, afin que ces systèmes reflètent les valeurs sociétales et préservent la confiance des patient·e·s et du public.

9. Définir des priorités stratégiques pour la recherche sur l’IA dans le domaine de la santé. Donner la priorité aux recherches portant sur la transparence, la réduction des biais, la validation clinique, l’intégration dans la pratique, l’équité et les effets à long terme sur le système de santé.

10. Renforcer les structures de gouvernance et de surveillance. Établir des responsabilités clairement définies, des mécanismes de surveillance indépendants, des audits et des mesures correctives afin de garantir le respect des réglementations et un fonctionnement sûr à long terme.

L’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) a participé à l’élaboration du rapport: le professeur Christian Lovis a contribué aux travaux du groupe de travail, tandis que le professeur Paul Hoff a pris part à l’évaluation par les pairs.

Photo de titre: via Canva.com

   

Suivez les actualités avec notre Newsletter.