
En optimisant la facturation et l’utilisation des ressources, l’Hôpital cantonal d’Uri (HCU) a pu générer des revenus supplémentaires en 2024. Par exemple, certaines prestations auparavant gratuites (comme la surveillance de patient·e·s sous infiltration antidouleur) sont désormais correctement facturées. En parallèle, une gestion flexible des capacités permet une utilisation efficiente et valorisante du personnel présent à l’hôpital.

Depuis début 2025, une nouvelle CCT encadre les horaires de travail flexibles, offrant ainsi davantage de sécurité dans la planification et renforçant la confiance. Par ailleurs, l’HCU accélère sa transformation numérique: processus sans papier, codage assisté par intelligence artificielle et automatisation des flux augmentent l’efficacité.
Le financement hospitalier est conçu de telle manière qu’il reste peu de moyens pour l’innovation. Cela freine l’esprit d’innovation, ce qui constitue un problème majeur à long terme.
Fortunat von Planta, CEO de l’Hôpital cantonal d’Uri
Malgré ses bons résultats, l’hôpital réclame davantage de soutien du canton, en raison de la hausse des loyers et des coûts de personnel. Les petits hôpitaux comme celui d’Uri supportent des charges fixes importantes, mais ne peuvent pas exploiter pleinement leur potentiel du fait d’un bassin de population restreint.
L’HCU mise sur la formation interne, avec 80 apprenant·e·s et 50 étudiant·e·s pour 470 postes à temps plein. Les collaborateur·trice·s sont également associé·e·x·s aux processus décisionnels. Une culture fondée sur la reconnaissance et des conditions de travail attractives renforcent la cohésion des équipes.
Réaliser un bénéfice n’est possible que si les collaborateur·trice·s s’engagent pleinement – cela vaut en particulier pour les petits hôpitaux, confrontés à des charges fixes écrasantes.
Fortunat von Planta, CEO de l’Hôpital cantonal d’Uri
Au-delà d’un soutien financier, Fortunat von Planta appelle à une législation prenant mieux en compte les besoins et le rôle des petits hôpitaux, ainsi qu’à un renforcement de leur intégration dans les réseaux avec les hôpitaux centraux. Selon lui, ce n’est qu’à ces conditions que les petits établissements pourront rester compétitifs à long terme.
Photo de titre: Valentin Luthiger