
La médecine s’est longtemps appuyée sur l’homme occidental moyen comme référence, entraînant des diagnostics erronés et des traitements inefficaces pour les femmes, les personnes âgées ou issues d’autres origines. Pour y remédier, la Suisse met désormais davantage l’accent sur la médecine de genre, comme l’a démontré le premier Swiss Gender Medicine Symposium en octobre 2025 à Berne.
Un instrument clé est le Programme national de recherche 83 «Médecine de genre et santé» du Fonds national suisse, qui, sur cinq ans, vise à produire des données probantes directement transférées aux recommandations cliniques et à la formation. Déjà 90 projets ont reçu un soutien dans ce cadre.
La médecine de genre s’installe aussi dans l’enseignement, notamment avec une chaire dédiée à l’Université de Zurich, tandis que les contenus sensibles au genre entrent dans les programmes de formation médicale. L’objectif commun de la recherche, de l’enseignement et de la pratique est d’établir une médecine qui ne nie pas les différences, mais les comprend et y répond.
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