
La session de printemps 2026 a apporté aux hôpitaux et aux cliniques des décisions à la fois réjouissantes et regrettables: dans le cadre de la révision de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh), le Conseil national a assoupli les règles trop restrictives du Conseil fédéral concernant les autorisations exceptionnelles: l’accès aux médicaments pour des thérapies innovantes est amélioré pour les hôpitaux, un succès pour le traitement des maladies rares (à lire: Révision de la loi sur les produits thérapeutiques en bonne voie). En revanche, concernant la taxe controversée sur les urgences, la chambre basse a voté contre la position de H+: au lieu de renforcer la prise en charge, davantage de bureaucratie sans effet d’économie menace désormais les hôpitaux. La balle est désormais dans le camp du Conseil des États (à lire: Conseil national favorable à la taxe sur les urgences : mauvais signal, mauvais instrument).
Une motion examinée au Conseil des États demande d’assurer un financement durable des soins spécialisés pour les patient·e·s présentant une lésion médullaire et/ou une symptomatologie tétraplégique. Cela vise à combler une lacune grave et aiguë entre le financement hospitalier et le financement des soins.
Les soins aigus et de transition (SAT) sont certes ancrés dans la loi, mais leur configuration actuelle n’est pas adaptée à la pratique.
H+ salue le fait que la chambre haute ait attribué la motion à sa commission de la santé. Les lacunes existantes dans la prise en charge sont étroitement liées au financement inadéquat, aux interfaces entre les soins aigus, la réadaptation, les soins de longue durée ainsi que l’aide et les soins à domicile. Les soins aigus et de transition (SAT) sont certes ancrés dans la loi, mais leur configuration actuelle n’est pas adaptée à la pratique: la limitation à 14 jours ne correspond en aucun cas à la nécessité médicale. De plus, les frais d’hébergement ne sont pas remboursés, de sorte que les patient·e·s doivent les assumer eux-mêmes, en plus du loyer courant de leur logement.
Du point de vue de H+, la durée légale des soins aigus et de transition devrait être prolongée à au moins quatre semaines, avec la possibilité d’une prolongation prescrite par un·e médecin. En outre, les frais de séjour doivent être intégrés dans le financement. Cela constituerait une contribution importante à l’amélioration de la prise en charge médicale, également pour les personnes atteintes de lésions médullaires.
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