
La révision de la part relative à la distribution introduite le 1er juillet 2024 a des effets: selon l’Observatoire suisse de la santé Obsan, les rémunérations correspondantes au cours des 18 premiers mois sont inférieures d’environ 120 millions de francs au montant qui aurait prévalu avec l’ancienne réglementation. Les économies estimées à près de 40 millions de francs par semestre dépassent largement les exigences du Conseil fédéral.
Ils ont correctement mis en œuvre la réforme et apportent ainsi une contribution concrète et essentielle à l’allègement de l’assurance-maladie obligatoire.
Les économies sont réparties sur les trois canaux de distribution: les hôpitaux contribuent à hauteur d’environ 40% aux économies totales, les médecins de 39% et les pharmacies de 22%, tandis que leur part dans les montants totaux de la part relative à la distribution est respectivement de 8%, 34% et 58%. Ces différences s’expliquent par la structure des médicaments délivrés: au cours de la période étudiée, les hôpitaux et les spécialistes dispensants ont proportionnellement remis davantage de médicaments onéreux, ce qui permet de réaliser les économies les plus importantes.
Dans le même temps, les trois canaux de distribution doivent pouvoir continuer à garantir de manière fiable l’acquisition, le stockage et la remise des médicaments. Pour cela, il faut du personnel qualifié et une infrastructure fiable. Compte tenu de l’augmentation des coûts d’exploitation et des charges supplémentaires dues aux difficultés d’approvisionnement, le nouvel ordre des marges mis en oeuvre par les acteurs représente un défi de taille.
L’augmentation constante des coûts d’exploitation et les charges supplémentaires non indemnisées dues aux difficultés d’approvisionnement limitent considérablement la marge de manoeuvre financière des centres de remise.
La part des génériques est passée de 64% à 75% depuis 2019, avec un bond de 5 points de pourcentage au premier semestre 2024, suite à la modification de la quote-part. Il est ensuite resté stable malgré la réforme de la marge de distribution. Le rapport montre que les différences de marges n’ont pas été un facteur déterminant dans le comportement de substitution. L’incitation, qui a eu un effet direct sur le patient par le biais de la quote-part différenciée, a eu un impact clairement perceptible.
Pour H+, APA et pharmaSuisse, une chose est claire: les économies réalisées dépassent même les exigences du Conseil fédéral de 2024 et correspondent à l’objectif de la réforme. Il s’agit maintenant de garantir l’efficacité des mesures mises en oeuvre tout en préservant la viabilité à long terme de la prise en charge.
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