PwC Bessere Abschlüsse, aber zu früh zum Aufatmen
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21. mai 2026

Paysage hospitalier

PwC

De meilleurs résultats, mais trop tôt pour crier victoire

De nombreux hôpitaux affichent en 2025 de meilleurs résultats que l’année précédente. Mais il est encore trop tôt pour parler d’un rétablissement structurel: dans l’ensemble, la branche reste nettement en dessous de la marge économiquement nécessaire.
Competence Patrick Schwendener

auteur

Patrick Schwendener

CFA, Managing Director PwC Schweiz, Leiter Deals Healthcare

Competence Nick Eggerschwiler

auteur

Nick Eggerschwiler

CFA, Senior Manager PwC Schweiz, Deals Healthcare

Pourquoi de meilleurs résultats ne suffisent pas

Les comptes publiés jusqu’à présent pour 2025 par de nombreux hôpitaux suisses semblent encourageants à première vue. De nombreux établissements enregistrent de meilleurs résultats et des marges en hausse. En conclure déjà à un assainissement financier ou à un changement de tendance serait toutefois prématuré. Ces améliorations sont souvent favorisées par des effets ponctuels, des recettes provenant d’années précédentes ou une augmentation du nombre de cas; et ne reposent pas encore de manière généralisée sur une base de revenus durablement solide.

Des marges normalisées qui restent trop faibles

Dans les soins somatiques aigus, particulièrement gourmands en infrastructures et en capitaux, des marges bénéficiaires trop faibles posent problème à long terme.

Les hôpitaux doivent générer suffisamment de moyens dans leur activité principale afin de financer les investissements dans les infrastructures, la numérisation et les innovations médicales, tout en constituant leurs propres réserves.

C’est pourquoi une marge EBITDAR de 10% est considérée depuis des années comme un objectif stratégique. Selon les derniers calculs de PwC, cette marge cible devrait même augmenter temporairement à 12–14% en raison des importants besoins d’investissement liés à la numérisation. De telles valeurs pourraient être atteintes grâce à des gains de productivité, notamment permis par ces investissements.

Des exemples concrets relativisent la situation

Les comptes actuels montrent à quel point les effets ponctuels peuvent fausser l’image. Au sein du groupe Insel, la dissolution de provisions liées à la recapitalisation complète de la Caisse de pension bernoise (BPK), à hauteur de 49,6 millions de francs, des accords tarifaires conclus avec les assureurs ainsi qu’une hausse de la contribution cantonale pour la formation postgraduée des médecins ont largement contribué au résultat. À l’Hôpital cantonal de Winterthour, des corrections tarifaires rétroactives pour les années 2020 à 2024, à hauteur de 37,9 millions de francs, ont permis à la marge EBITDAR d’atteindre 12,3%, soit nettement plus que l’année précédente.

D’autres grands établissements affichent eux aussi de meilleurs résultats, mais restent clairement en dessous de la marge EBITDAR cible de 10%: l’Hôpital cantonal de Baden (6,8%), les Hôpitaux de Schaffhouse (6,7%) et le Stadtspital Zürich (5,9%) demeurent, malgré des améliorations opérationnelles, sous les valeurs nécessaires à un autofinancement durable. Le groupe Thurmed (11,4%) a en revanche atteint, comme l’année précédente, une marge EBITDAR supérieure à la valeur cible.

Trop tôt pour lever l’alerte

L’amélioration des résultats en 2025 constitue un signal important. Un premier échantillon de PwC montre que, parmi 27 hôpitaux dont les chiffres sont déjà disponibles, la marge EBITDAR est passée de 5,9% en 2024 à 7,4% en 2025. Il est toutefois encore trop tôt pour parler d’un tournant garantissant une rentabilité suffisante pour l’ensemble de la branche.

De nombreux hôpitaux progressent en matière d’efficacité, de productivité, de pilotage et de taux d’occupation. Ces efforts doivent se poursuivre. Dans le même temps, le principal constat des analyses menées depuis des années par PwC se confirme: le sous-financement structurel du système persiste.

Pour parvenir à une stabilisation durable, deux éléments sont nécessaires: une poursuite des gains de productivité et d’efficacité dans les hôpitaux, ainsi qu’un financement reflétant de manière réaliste les coûts réels et les besoins d’investissement. Tant que ce ne sera pas le cas et que de meilleurs résultats exerceront une pression sur l’évolution des tarifs, les résultats positifs resteront fragiles ou artificiellement gonflés par des effets exceptionnels.

Photo de titre: via Canva.com

   

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