
Selon Peter Peyer, directeur grison de la santé, la deuxième étape de la mise en oeuvre de l’initiative sur les soins infirmiers relève d’un exercice d’équilibre: un large consensus existe sur la nécessité d’améliorer les conditions de travail afin de rendre la profession plus attractive. Mais les conséquences sur l’offre locale de soins ne doivent pas être sous-estimées. Comment trouver l’équilibre entre de meilleures conditions de travail et les coûts supplémentaires qu’elles entraînent?
Le conseiller d’Etat pose alors une question centrale: «La population est-elle prête à accepter des primes ou des impôts plus élevés pour contribuer à de meilleurs soins?» Selon lui, les financements transitoires des cantons et de la Confédération ne suffisent pas à résoudre les problèmes structurels. En parallèle, la pénurie de personnel qualifié aggrave encore la situation. Dans les régions périphériques notamment, il reste incertain de pouvoir recruter suffisamment de soignant·e·s à l’avenir. Des restrictions de l’immigration accentueraient encore davantage cette pression.
Selon Peter Peyer, les cantons ont besoin de marge de manoeuvre pour développer de nouveaux modèles de soins. Il souligne aussi que des tâches plus stimulantes et davantage de responsabilités peuvent renforcer l’attractivité du métier. Il conclut en posant cette question centrale: «Combien vaut une bonne prise en charge infirmière?»
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