Spitäler im Hitzestress, Symbolfoto für Hitze
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17. septembre 2026

Canicule

Les hôpitaux s’adaptent à des étés toujours plus chauds

L’été 2026 a montré à quel point la chaleur met désormais les hôpitaux et les cliniques à rude épreuve. Tandis que l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne mise sur une ventilation optimisée, le rafraîchissement nocturne et des règles d’hygiène strictes, l’Hôpital de Thusis a modernisé son installation de ventilation vieillissante pour faire face à des étés de plus en plus chauds.
Competence Martina Greiter

auteur

Martina Greiter

Redaktorin Competence deutsche Schweiz

martina.greiter@hplus.ch

L’été 2026 a été plus chaud que celui de 2003, qui détenait jusqu’alors le record. Selon l’Office fédéral de météorologie et de climatologie, les températures ont atteint ou dépassé 30 °C nettement plus fréquemment, avec des vagues de chaleur inhabituellement longues et un nombre particulièrement élevé de nuits tropicales. À Bâle, la température maximale journalière la plus élevée jamais enregistrée au nord des Alpes a été mesurée.

«Cela correspond aux prévisions des modèles climatiques. Dans un monde où les températures seraient supérieures de trois degrés, scénario vers lequel nous nous dirigeons actuellement, cet été correspondrait à un été moyen. Environ un été sur deux serait encore plus chaud, et certains seraient aussi plus secs. Nous devrions nous y préparer», explique Felicitas Erzinger, spécialiste des sciences de l’environnement et rédactrice scientifique à la SRF (Rendez-vous, 10 septembre).

Comment l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne (KSBL) fait face à la chaleur et aux nuits tropicales

«Dans un hôpital, il est évidemment essentiel de maintenir un climat intérieur agréable, même lorsque les températures sont élevées, tant pour nos patient·e·s que pour notre personnel», souligne Oliver Faschian, responsable Exploitation et immobilier à l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne (KSBL). Dans les secteurs sensibles, tels que les urgences, les blocs opératoires, les unités de soins intensifs et de surveillance, les laboratoires ainsi que les locaux abritant des équipements médicaux sensibles ou servant au stockage de médicaments, le KSBL utilise des systèmes de ventilation dotés d’une fonction de refroidissement intégrée et de filtres HEPA.

Dans tous les autres secteurs, nous appliquons une approche différenciée, combinant des systèmes de ventilation optimisés et, surtout, l’ouverture des fenêtres la nuit pour favoriser un rafraîchissement naturel. Toutefois, les nombreuses vagues de chaleur de cet été, accompagnées de nuits tropicales successives, ont rendu difficile le refroidissement efficace des bâtiments au petit matin.

Oliver Faschian, responsable de l’exploitation et de l’immobilier, KSBL
Kantonsspital Baselland, Standort Liestal (zvg)
«La succession de nombreuses nuits tropicales a rendu difficile le rafraîchissement naturel des bâtiments par l’ouverture des fenêtres durant la nuit», explique Oliver Faschian, responsable de l’exploitation et de l’immobilier à l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne (KSBL). (Photo: site de Liestal/DR)

Jusqu’à présent, les ventilateurs et climatiseurs mobiles n’ont pas été utilisés dans les secteurs accueillant des patient·e·s pour des raisons d’hygiène hospitalière. Ces appareils peuvent en effet disperser des germes, y compris des agents pathogènes multirésistants, sur plusieurs mètres. Ils présentent ainsi un risque particulier pour les patient·e·s souffrant de plaies ouvertes, de maladies respiratoires ou d’immunosuppression. De plus, de nombreux appareils ne peuvent pas être entièrement désinfectés, notamment au niveau du moteur ou des grilles, et leur nettoyage ne peut pas être contrôlé systématiquement dans le quotidien hospitalier.

«À l’avenir, nous devrons certainement examiner comment utiliser malgré tout ces solutions de refroidissement avec davantage de souplesse, dans l’intérêt des patient·e·s», indique Oliver Faschian.

L’Hôpital de Thusis s’équipe pour affronter les étés caniculaires

Les températures élevées affectent particulièrement les personnes âgées, celles atteintes de maladies chroniques et les autres personnes vulnérables. Un climat intérieur agréable et aussi constant que possible constitue donc un élément important de la qualité des soins, notamment lors des séjours hospitaliers. Face à des étés toujours plus chauds, l’Hôpital de Thusis (GR) a profité du renouvellement nécessaire de son installation de ventilation, vieille de plus de 30 ans, pour adapter durablement ses infrastructures aux défis futurs.

Spital Thusis (zvg)
L’Hôpital de Thusis a profité du nécessaire renouvellement de son installation de ventilation vieillissante pour adapter durablement son infrastructure aux défis futurs. (Photo: DR)

Toutes les chambres de l’Hôpital de Thusis bénéficient désormais d’un apport d’air tempéré, qui peut être refroidi en été et préchauffé en hiver. L’installation rénovée reste raccordée aux infrastructures existantes de chauffage à distance et d’eau froide. Elle améliore le climat intérieur, renforce la sécurité d’exploitation et réduit la consommation d’énergie ainsi que les besoins de maintenance.

Avec cette modernisation, nous franchissons une étape importante dans l’adaptation de l’Hôpital de Thusis au changement climatique.

Sandro Pirovino, directeur général de l’Hôpital de Thusis

Ralf Cadosch, responsable du service technique de l’Hôpital de Thusis, complète: «La nouvelle installation répond aux exigences élevées en matière d’hygiène et de qualité de l’air. Elle permet également d’abaisser de plusieurs degrés la température de l’air insufflé, même lors des journées chaudes. Toutefois, lorsque plusieurs journées de chaleur extrême se succèdent, ses capacités atteignent elles aussi leurs limites.»

Photo de titre: via Canva.com

   

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