
Pression temporelle, responsabilités et besoins divergents font partie du quotidien. Les conversations difficiles ne peuvent pas toujours être évitées. Mais elles commencent souvent avant même le premier mot: notre attitude influence la manière dont nous les menons.
Exemple: une collaboratrice ne respecte pas un accord. Par indulgence, le sujet est d’abord reporté. À chaque répétition, l’agacement grandit, jusqu’à transformer l’observation en jugement: «Elle ne prend pas les accords au sérieux.» L’observation est factuelle, le jugement relève de l’interprétation. Le biais de confirmation renforce encore ces évaluations hâtives.
Est-ce que je m’impatiente durant l’échange? Est-ce que je veux avoir raison ou comprendre? Diriger exige clarté et cohérence, mais prendre brièvement du recul permet de réagir plus consciemment. Les cadres peuvent agir sur l’attitude avec laquelle ils et elles abordent ces situations et questionner leur propre perception. Lors d’une conversation difficile, l’histoire qu’ils et elles se sont déjà racontée s’invite souvent elle aussi à la table.
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