Elektronisches Gesundheitsdossier (E-GD), H+ Position_Canva
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15. septembre 2026

Dossier électronique de santé (DES)

Point de vue de H+

H+ demande un plan transitoire ferme et un financement garanti

H+ Vos Hôpitaux soutient l’orientation donnée au nouveau dossier électronique de santé (DES) telle qu’approuvée par le Conseil national le 14 septembre 2026. Pour que le changement de système réussisse, il faudra un plan transitoire et global mais aussi que la Confédération et les cantons garantissent le financement. Doublons et investissements inadéquats pourront être évités à ces conditions seulement. Et les établissements de santé disposeront de la sécurité de planification requise.

Il est essentiel pour H+ que le Conseil fédéral se charge de la coordination et qu’il élabore rapidement un plan transitoire obligatoire avec les cantons, H+ et d’autres acteurs concernés. La future infrastructure devra être claire d’ici à la fin 2026.

Les hôpitaux et les cliniques doivent disposer sans attendre d’une sécurité de planification pour les années à venir. Ils ne doivent en aucun cas être contraints d‘investir encore dans des solutions transitoires qui, très vite, seront à nouveau caduques. Il faut que la Confédération, les cantons et la branche fixent ensemble et rapidement ce que sera concrètement la transition vers le DES et comment elle sera financée.

Anne-Geneviève Bütikofer, directrice de H+


Le financement de la phase transitoire doit être clarifié

Un financement fiable de la phase transitoire par la Confédération et les cantons est nécessaire. Les coûts supplémentaires entraînés par ce changement de système, voulu par le monde politique, ne doivent pas être supportés par les hôpitaux et les cliniques car le DES est utile avant tout à la population. Pour cette raison, la Confédération et les cantons doivent garantir un financement fiable durant la phase transitoire.

H+ demande donc qu’une solution transitoire pragmatique soit développée en collaboration avec les acteurs concernés.

Le comité de branche de DigiSanté peut assumer un rôle actif dans ce cadre. L’objectif doit être de préserver autant que possible les investissements déjà consentis, d’éviter les doublons et d’aménager le passage au DES de telle manière que la sécurité de la planification et des investissements soit garantie rapidement pour les fournisseurs de prestations.


Un système global pour le DES plutôt que des solutions isolées

H+ soutient la coordination centrale et la création d’une communauté de référence nationale qui soit clairement responsable du pilotage, de l’exploitation et de la gouvernance. Dans le même temps, l’infrastructure numérique de la santé doit être conçue dans sa globalité. Le DES, l’Espace des données de santé ainsi que la médication et l’ordonnance électroniques doivent être harmonisés entre eux et mis en oeuvre de manière coordonnée. L’utilité concrète pour la population et les fournisseurs de prestations doit être placée au centre.

Une porte d’entrée numérique pour le système de santé ne suffit pas à elle seule, elle doit s’ouvrir sur un système complet fonctionnant en réseau. C’est pourquoi un plan global et ferme, qui coordonne les différents projets de numérisation et de standardisation de la Confédération, est nécessaire.

Anne-Geneviève Bütikofer, directrice de H+

Ce plan global doit être élaboré dans le cadre de DigiSanté, en étroite collaboration avec les acteurs de la santé. C’est ainsi seulement que tous les groupes concernés en bénéficieront: les fournisseurs de prestations et avant tout les patients et la population dans son ensemble.

Photo de titre: via Canva.com

   

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