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2. juillet 2026

Office fédéral de la statistique

En 2024, une hospitalisation a coûté 14 983 francs en moyenne

Les coûts d'une hospitalisation augmentent avec l’âge jusqu’à 75 ans, les 70-84 ans concentrant à eux seuls 31% des dépenses hospitalières. Les hospitalisations se terminant par un décès ou effectuées en division privée ont également engendré des coûts nettement plus élevés que la moyenne.

Les hôpitaux s’organisent autour de deux composantes principales: les traitements ambulatoires et les traitements stationnaires, c’est-à-dire les hospitalisations. Ces dernières, au nombre de 1,53 million en 2024, ont engendré des coûts de 21,31 milliards de francs, répartis comme suit: les soins somatiques aigus concentrent la majorité des dépenses (81%), suivis des soins psychiatriques (10%) et des soins de réadaptation (9%).

Cette étude réalisée par l’Office fédéral de la statistique a pour objectif de mettre en lumière la manière dont les coûts des hospitalisations varient en fonction des caractéristiques socio-démographiques de la patientèle telles que l’âge, le sexe et la classe d’assurance, mais aussi selon les diagnostics posés.

Les 70-84 ans, à l’origine de près d’un tiers des coûts hospitaliers

L’analyse par âge des personnes hospitalisées met en évidence une distribution des coûts asymétrique. Les nouveau-nés et la petite enfance (0-4 ans) représentent un premier pic de coûts. Les coûts augmentent ensuite légèrement durant la jeunesse puis fortement entre 50 ans et 79 ans, avant de diminuer dès 80 ans. Après 89 ans, le volume des coûts est moindre, en partie en raison de la diminution de la taille de cette population.  

La classe d’âge 70 à 84 ans concentre à elle seule 31% des coûts, contre 26% des cas et 11% de la population.

Toutefois, c’est chez les personnes de 90 ans et plus que le taux d’hospitalisation est le plus fort, atteignant 572 hospitalisations pour 1000 habitants de cette tranche d’âge.

Hommes et femmes contribuent à parts égales aux coûts hospitaliers

L’analyse par sexe met en évidence l’effet de la maternité et de la longévité chez les femmes. Entre 25 et 39 ans, les femmes génèrent des coûts hospitaliers nettement plus élevés que les hommes. Cette situation s’explique principalement par les hospitalisations liées aux accouchements et aux suivis de grossesse. A partir de 45 ans, la tendance s’équilibre puis, dès 55 ans, s’inverse, les hommes générant des coûts 1,2 fois plus importants que les femmes, notamment en raison de pathologies cardiovasculaires lourdes. Au grand âge, dès 80 ans, les femmes reprennent une part prépondérante du volume global des coûts d’hospitalisation en raison de leur espérance de vie plus élevée que les hommes.

En fin de compte, les coûts hospitaliers 2024 se répartissent à parts égales entre hommes et femmes.

Coûts en psychiatrie les plus élevés pour la classe d’âge 15-19 ans

Sur la base des coûts disponibles pour 94,3% des cas hospitaliers 2024, l’analyse des coûts par activité montre que les soins aigus dominent largement les coûts à tous les âges, avec deux pics notables. Le premier se situe en début de vie, chez les 0-4 ans, avec des coûts cumulés atteignant environ 847 millions de francs, soit 4% des coûts totaux. 44% de ces coûts sont attribuables aux nouveau-nés sains,12% aux maladies respiratoires, 12% aux malformations congénitales comme celles du système circulatoire, et dont les traitements sont parmi les plus coûteux enregistrés parmi tous les traitements stationnaires. Sur la soixantaine de cas hospitaliers ayant engendré des coûts supérieurs à un million de francs en 2024, un quart concernait des enfants de moins de 5 ans.

Un second pic, représentant près de deux milliards de francs (9% des coûts totaux) concerne la classe d’âge 75-79 ans et reflète le vieillissement et la complexité des pathologies. Le traitement des maladies de l’appareil circulatoire représente 22% des coûts pour cette classe d’âge, celui des maladies de l’appareil musculosquelettique (telles que les arthroses et les dorsopathies) 16%, et celui des tumeurs 12%.

Photo de titre: via Canva.com

   

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