Conseil national taxe urgences
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19. mars 2026

Point de vue de H+

Chambres fédérales

Le Conseil National dit oui à la taxe sur les urgences: un mauvais signal, un mauvais instrument

Le Conseil national soutient la hausse de la quote-part pour les personnes qui se rendent aux urgences de l’hôpital sans avoir été adressées via une demande écrite. H+ déplore cette décision. L’association soutient certes l’objectif de décharger les urgences des cas bénins, mais la réglementation proposée n’est ni pratique ni efficace.
Competence Anne-Geneviève Bütikofer

auteur

Anne-Geneviève Bütikofer

Direktorin, H+ Die Spitäler der Schweiz

anne.buetikofer@hplus.ch

Infliger des taxes sur les cas bénins n’est pertinent qu’à première vue. Dans les faits, ce qui soulage les services des urgences, ce ne sont pas des mesures punitives, mais des soins de base bien développés et des filières de soins qui fonctionnent. H+ espère que le Conseil des États reviendra sur cette décision grave.

Davantage de bureaucratie sans bénéfice

Pour les hôpitaux, l’instrument voulu par le Conseil national est avant tout synonyme de davantage de bureaucratie. Lors de chaque prise en charge en urgence, ils devront contrôler si une demande écrite a été faite, documenter cette information et la transmettre aux assureurs maladie.

Il faudra aussi s’attendre à des coûts plus élevés pour les clarifications et les réclamations supplémentaires. Résultat: au lieu des économies attendues, la mesure se traduira par des charges en plus.

Le problème, c’est la réalité des soins

En outre, une telle réglementation ne correspond pas à la réalité des soins. Hors des heures d’exploitation normales, les week-ends et dans les régions où il manque des médecins de famille, les services des urgences des hôpitaux sont souvent le seul recours. Une taxe supplémentaire punira surtout des personnes qui n’ont pas d’alternative.

Comment décharger efficacement les urgences?

A fortiori, H+ demande des solutions concrètes pour décharger efficacement les services des urgences des hôpitaux: à savoir des soins de base bien développés, un renforcement ciblé de la médecine de famille et un tri des urgences dans le domaine de la télémédecine.

Photo de titre: via Canva.com

   

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